Le retour de l'évitant (4) : nommer ce que tu ressens
Soulagement, joie, peur, fierté, méfiance, amour, colère, espoir, honte. En toi, c'est un brasier. Nommer les émotions, c'est le premier pas pour ne pas finir carbonisé.
Dernier volet sur le retour de l'évitant. On nomme les émotions ressenties. La liste n'est pas exhaustive.
Le soulagement
Un relâchement dans la poitrine. Les épaules qui descendent. Le souffle qui revient. Comme si tu avais retenu ton souffle depuis qu'il était parti.
La joie
Un élan dans le ventre. L'envie de sourire sans raison. Une légèreté soudaine, comme si la vie reprenait des couleurs. Tu te surprends à être bien.
La peur
Et si ça recommençait ? Un nœud dans le ventre. Le corps qui se met en alerte : il connaît le scénario. Tu veux y croire. Mais quelque chose en toi résiste.
La fierté
Il est revenu. Tu redresses la tête. La preuve que tu comptais. Que tu valais quelque chose à ses yeux. La preuve que tu avais raison d'y croire.
La méfiance
Tu sens une petite raideur dans ton corps qui t'alerte. Quelque chose ne va pas. Mais tu ne sais pas quoi. Ton corps, lui, il sait.
L'amour
Il est là. Tu le ressens. Tu le respires. Tu peux le toucher à nouveau. Dans ta poitrine, ton cœur s'ouvre. Tout cet élan que tu avais mis de côté remonte d'un coup. Tu l'aimes. Cette énergie te galvanise et te consume. Et tu aimes te consumer dedans.
La colère
Une crispation. Tu serres les dents. Pourquoi maintenant ? Puis le ressentiment. La frustration de tout ce qui est évité : les non-dits, tout ce qui n'est pas réparé. Et parfois une rage sourde, profonde. Contre lui. Contre la situation. Pour le mal qui t'a été fait.
L'espoir
« Oui mais cette fois ce sera différent. » Tu sens la flamme, elle est là en toi. Et il est là devant toi. Malgré tout. Malgré toi. Tu décides de l'alimenter. Et puis tu as tellement espéré. Et finalement, ça a porté ses fruits.
La honte
Tu sais que quelque chose ne va pas. Que cette situation, cette histoire, ce retour, tout ça, ce n'est pas « normal ». Pourquoi toi ? Pourquoi cette folie ? Pourquoi cette intensité ? Et pourquoi ta faiblesse face à lui ? L'extérieur te pèse. Mais il y a aussi la honte face à lui : d'avoir laissé faire. D'avoir laissé quelqu'un te faire autant de mal. Et d'être encore là malgré tout.
En toi, c'est un brasier. Tu finiras carbonisé.
Nommer ce que tu ressens, c'est le premier pas. Le suivant, on le fait ensemble, en consultation.
Merci de votre lecture.