Le retour de l'évitant (2) : le retour fait partie du programme
On a tendance à voir le retour comme un signal positif : il est revenu, donc quelque chose a changé. Mais le retour n'est pas la fin du cycle. Il en fait partie intégrante.
Ce que tu vis face au retour de l'évitant, ce n'est pas le fruit du hasard. C'est un programme. Et comprendre ce programme, c'est commencer à voir plus clair.
Le retour, c'est le piège
On a tendance à le voir comme un signal positif : il est revenu, donc quelque chose a changé. Donc c'est la fin du cycle. Mais le retour n'est pas la fin du cycle. Il en fait partie intégrante. La fuite et le retour sont les deux faces du même programme d'évitement : l'un ne va pas sans l'autre. Tant que ce programme n'est pas travaillé, le cycle continue. Le retour compris.
Attention au piège de l'ego : « émotionnellement engageant » ne veut pas dire « trop d'amour, trop d'intensité, trop de passion ». Ça veut dire : ça demande un effort. De la responsabilité émotionnelle. De la gestion. De l'inconfort à traiter.
Dès que la situation devient émotionnellement engageante, dès que ça demande quelque chose de réel, le programme s'active. Il coupe. Ce n'est pas contre toi. C'est son mode de survie relationnel. Tolérance zéro à la frustration émotionnelle.
Compartimenter
Le retour, c'est quand tout est apaisé. Plus d'émotions qui débordent, plus de demandes, plus de confrontation. C'est prendre le bon en compartimentant, pour ne pas risquer de prendre le mauvais avec : ton amour, ta présence, ton soutien, ta validation de son image. Les moments charnels aussi, souvent intenses, passionnés.
Il ressent quelque chose, à sa façon, dans sa case. Mais il compartimente. Ces moments existent sans lien avec ce qui s'est passé, sans responsabilité, sans lendemain. Et c'est là que la confusion s'installe. Celle qui rendra la suite encore plus difficile à décoder.
Au début, c'est le love bombing. Le faux self tourne à plein régime : présence, intensité, sensation de profondeur, tout ce dont tu as besoin. Puis la première fuite. Et le premier retour : il donne un peu moins, et il contrôle ce qu'il donne. Deuxième fuite. Deuxième retour : encore moins. Toujours sous contrôle.
L'obstacle en phase de retour
Lorsque la relation est impossible à son retour, il peut se permettre de tout dire. Sentiments, regrets, aveux. Pas parce qu'il a changé… parce que l'obstacle le protège.
C'est plus fort que lui. Le retour fait partie de son programme d'évitement, au même titre que la fuite. Tant qu'il n'a pas travaillé cela en profondeur, il le fera. Encore et encore.
Comprendre ne veut pas dire sauver. Ce n'est pas parce que tu comprends son programme que tu peux le changer. Comprendre, c'est pour toi. Pour être au clair avec ce qui se passe.
La suite : ce que son retour déclenche en toi. Et comment travailler ça. Pas lui… toi.
Merci de votre lecture.