Ce n'est pas encore foutu : bâtir un pont thérapeutique
On étiquette trop vite une relation de toxique. Fuis, pose tes limites, ça passe ou ça casse. Ce n'est pas ma réalité sur le terrain.
On a tendance à étiqueter trop vite, trop tôt, une relation de « toxique ». À dire : fuis ! Pose tes limites ! Ça passe ou ça casse ! Mais ce n'est pas ma réalité sur le terrain.
En séance, j'observe de nombreuses personnes impactées par des comportements toxiques vouloir rester en relation. Par amour, par compréhension, parce qu'elles savent qu'elles aussi ont des comportements toxiques dans la relation, parce qu'elles espèrent qu'une solution peut être trouvée.
Parfois c'est le cas, si le générateur du comportement toxique veut travailler. Parce qu'on peut générer des comportements toxiques sans le vouloir, et sans être forcément un pervers narcissique. On peut vouloir stopper les mauvais comportements et sauver ses relations.
Qu'est-ce qu'un pont thérapeutique ?
C'est ma façon de vous proposer de dépasser un comportement toxique. Mais c'est aussi un travail de co-construction relationnelle, pour rejoindre « l'autre » sur un terrain commun où écoute, communication, respect, bienveillance, effort mutuel et compromis vous permettront de rester en lien, ou de renforcer le lien.
Cela demande du travail, de l'effort, de l'inconfort. Cela sauve des relations et des liens. Cela peut aussi ne pas fonctionner, si le générateur ne se met jamais au travail. Mais dans ce cas-là, tout aura été tenté, et l'impacté pourra partir sans se retourner.
Sur les ponts thérapeutiques, on apprend à se protéger, se réparer, se comprendre, s'exprimer, comprendre l'autre, ne plus générer de comportement toxique, communiquer avec respect, bienveillance, amour.
Si ce texte résonne, c'est peut-être qu'il est temps de bâtir un pont. Ça se passe en suivi thérapeutique, en solo ou en duo.
Merci de votre lecture.