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Le retour de l'évitant (3) : ce que son retour déclenche en toi

Attendu, espéré ou non, le retour de l'évitant provoque un véritable cocktail émotionnel. Derrière ce cocktail se cachent toujours les mêmes mécanismes. Prenons de la hauteur.

Attendu, espéré ou non, le retour de l'évitant te provoque un véritable cocktail émotionnel. Tu peux en être conscient ou non. Ces émotions diffèrent en fonction de là où tu en es sur ton propre chemin vers toi, mais derrière ce cocktail se cachent toujours les mêmes mécanismes.

Et c'est là que l'ego entre en jeu. Il va résister. Te dire que ton cas est différent, que ton histoire est unique, que ce n'est pas si simple. Je ne m'adresse pas à ton histoire, mais à ton mécanisme, que je mets en lumière. Et voir ton mécanisme, c'est le premier pas vers toi.

Le problème avec le tourbillon émotionnel, ce n'est pas ce qu'on ressent. C'est ce qu'il déclenche comme réactions. Ces réactions brouillent la vue. Elles nous empêchent de voir ce qui se passe vraiment derrière. Pour faire le tri, il faut pouvoir les mettre de côté, au moins le temps d'un regard.

Si tu es yang

Le retour de l'évitant te provoque cette fin de tension. Comme un retour à la « normale ». Quand quelque chose ne s'explique pas, tu ne peux pas passer à autre chose. Tu cherches en boucle l'erreur, l'élément qui expliquerait tout. C'est la « résolution de séquence » : ton besoin de tout comprendre, de clôturer ce qui reste ouvert.

Ta relation avec un évitant, c'est exactement ça : une séquence qui ne se résout jamais. Un dossier qui ne se ferme pas. Alors son retour, c'est une nouvelle chance de résoudre la séquence. Avec, peut-être, un happy end.

Mais c'est aussi la fin de la punition. Car son départ, sa coupure nette, son silence, c'est un abandon réel et factuel. Pas juste ta vieille blessure d'abandon qui s'active : un abandon concret, vécu, incohérent, punitif. Pour le yang, la blessure d'abandon est synonyme de punition, d'isolement, de mise au rebut. Et au moment de la coupure, l'évitant t'a traité comme inexistant à ses yeux, sans valeur à ses yeux.

La clé et la serrure

La clé : la conscience de tes propres mécanismes. La serrure : la conscience de son mécanisme à lui. Les deux ensemble, ça ouvre une porte.

Derrière la porte, pour le yang : son mécanisme plus ton mécanisme, c'est un cercle vicieux. Casser ce cercle, c'est accepter de ne jamais résoudre la séquence. Ne jamais réparer. Accepter l'échec, le gâchis et la tristesse qui va avec.

Derrière la porte, pour le yin : son mécanisme plus ton mécanisme, c'est un cercle vicieux. Casser ce cercle, c'est accepter de perdre le reflet dans le miroir. Et donc la définition de soi à travers l'autre.

Et l'amour dans tout ça ?

Il est réel. En prenant de la hauteur, on a pu observer les mécanismes cachés derrière. Mais ton vécu, ton ressenti, ton amour, sont bel et bien réels.

Et son amour à lui ? Cette question, on ne peut pas vraiment y répondre. T'autoriser à laisser cela en suspens, c'est t'autoriser à sortir du programme.

Car la clé n'a jamais été son amour.

Si tu te reconnais dans ces mots, sache que tu n'es pas seul. En consultation, on traverse ça ensemble. On apprend à voir les mécanismes et à s'en défaire, tout en respectant tes émotions, ton amour, et la phase où tu en es. Jusqu'à sortir définitivement du cercle de souffrance.

Merci de votre lecture.

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